*M a r i o n--et--V i n c e n t _____________________________________________________________


xxxxxxxxx« Et je vais m'épuiser à chercher des mots qui ne conviendront pas,
xxxxxxxxxà essayer d'expliquer ce qui ne s'explique pas, à décrire ce qui ne se décrit pas,
xxxxxxxxxà courir après l'impossible. Et je vais m'épuiser à chercher des réponses, à essayer
xxxxxxxxxde comprendre le pourquoi du comment. Mais même avec toute la volonté du monde,
xxxxxxxxxje n'arriverai pas à expliquer pourquoi tes yeux et pas ceux d'un autre. Ton odeur est
xxxxxxxxxpartout sur moi, sur le bouchon de ma bouteille de coca, sur les murs des rues que je
xxxxxxxxxprends, sur les pages de mes cahiers, sur le coin de ma table. Ton odeur est partout,
xxxxxxxxxelle règne en maître sur ma vie, indétachable. Ton odeur, subtile et ennivrante.
xxxxxxxxxTon odeur est. Je la retrouve sur le bout de mes doigts, dans l'encre de mes stylos,
xxxxxxxxxsur le coton de mes t-shirt, dans l'air que je respire. Elle virevolte, gracieuse comme
xxxxxxxxxune reine. Je la garde minutieusement, nichée au creux de mes bras, pour que jamais elle ne s'envole. »
# Posté le jeudi 29 janvier 2009 13:45
Modifié le samedi 04 juillet 2009 09:23

J'ai perdu mon J majuscule

Mais vous ne verrez jamais vous, le regard qu'il avait lorsqu'il le posait sur moi, ça façon de m'enlacer, ses yeux qui scintillaient comme des étoiles. Vous ne le verrez jamais tout ça parce que vous ne savez pas. Il n'y a que moi qui sait. Et il n'y aura que moi qui ne saura jamais que tout ça. Je l'ai scellé à double tour et j'ai jeté la clé pour que personne ne puisse pénétrer dans ce qui me ferait sombrer. Vous savez, j'ai perdu la partie depuis cinq ans maintenant. C'est finit. Il n'y a plus d'issue à présent. Comment peut-on voler sans ailes ? Comment peut-on vivre sans oxygène ? Comment peut-on ne pas couler sans bouée de sauvetage pour nous rattraper ? J'essaie de sortir de ce naufrage mais rien n'y fait. Mon coeur m'a lâchée, mes organes m'ont lâchée, et ma vie me lâchera un jour ou l'autre. Je garde quand même ancré au fond de moi ces espoirs incertains que les noeuds se dénouerons, que ça ira, que je pourrai totalement revenir à la vie. Je continue, je veux accepter et me dire : il est partit. Mais je reste incessamment dans ce cauchemar où je suis prise au piège. Ca fait mal vous savez ? J'ai du mal à vivre, j'ai sans cesse le coeur au bord des lèvres, un dégueulement de sentiments qui ne demande qu'à sortir. Je ne sais pas ce qui les a poussé à l'arracher à moi. J'aimerais qu'il m'aide. Je ne sais pas comment on fait moi, quand on n'a plus toute sa tête. J'ai l'impression que le temps file entre mes doigts. Que les mots m'échappent. Que ma piètre vie s'engouffre au fond d'un trou. Je suis au point mort. C'est comme appuyer sur le bouton du rez de chaussé dans un ascenseur et de rester au même endroit. Je stagne. Je divague. J'ai essayé vous savez, j'ai voulu reconstruire mon coeur mais je n'ai pas réussis, c'était trop cassé. Je n'ai plus de sens à rien, pour rien. Les lumières sont éteintes depuis qu'il fait tout le temps nuit sur lui. J'ai perdu toutes mes raisons, je ne me sens plus rien. D'ailleurs, je ne me reconnais même plus devant ce foutu miroir. Je ne suis plus la petite fille qu'il a connu, non, j'ai changé : les yeux cernés, les mains plus fragiles que la veille, la blaie béante du coeur qui saigne encore et toujours, cette pourriture ancré dans mon corps... Et je crève chaque jour un peu plus, la tête martelée à coups de regrets. Je garde ces images dans la tête, comme pour ne pas oublier qu'il a été là. Et puis maintenant j'écris, envers et contre tout. J'écris toujours. Ca n'a parfois plus de sens, mais j'écris avant que tout ne s'éfface, que j'oublie. Vite, vite, vite. J'écris pour essayer de garder le passé au creux de mes bras mais il m'échappe. Je lui crie de ne pas partir, je veux qu'il reste puisque le présent n'a pas de raisons d'exister. Je m'inonde tant que je peux de souvenirs qui me font encore plus chavirer le coeur, je tente vainement de m'occuper en faisant tout et n'importe quoi mais la seule chose qu'il me reste c'est cette phrase : "Marion, c'est trop tard maintenant". La corde s'éffrite, elle menace de craquer. Et même si on ne voit pas la cassure, elle est bel et bien là, sachant pertinemment qu'un jour elle craquera et que ce sera la fin... Je ne peux pas me permettre de finir tout ça par un connard de point final égoïste qui me mettra à nouveau sur terre, qui me remémorera que c'est la fin de son existence à lui, mon père. Je n'arrive putainement pas à le mettre ce point final sachant pertinemment que je resterai perdue, que le plafond et les murs continueront de s'avancer lentement vers moi, prêts à m'étouffer, que je ne pourrai toujours pas me regarder dans une vitre sans y voir son image et avoir envie de la fracasser tant je regrette. On a toujours tendance à faire des erreurs, surtout celle de croire que le bonheur va rester. Mais parfois ça nous tombe sur la gueule d'un coup et on se rend compte que le bonheur est partit, qu'on ne sait plus ce que ça fait d'être heureux, de planer, de se sentir léger. Alors je vais finalement mettre des points de suspension à ce texte pour qu'il n'ait jamais de fin...
# Posté le mercredi 12 novembre 2008 12:30
Modifié le samedi 04 juillet 2009 08:59

I don't believe that anybody feels the way I do about you now.

« Pensez a toutes les belles choses
que la vie peut vous procurer,
et accrochez vous à elles tant
qu'elles existent. »
Bill Kaulitz

Moi, je m'accrocherai à toi jusqu'à mon dernier souffle.

Sarah. Si aujourd'hui je prends ma plume, c'est pour te dire que je t'aime, que tu as le plus beau des regards et que ma s'y noie. Pour te dire que grâce à toi, je me suis rendu compte que lorsqu'on aime comme je t'aime, on écrit des phrases qui n'ont pas de fin. On ne trouve même plus le temps de mettre des points parce qu'on est poussé à écrire et courir plus loin que son coeur. Une forte amitié n'a pas de ponctuation et quand on aime comme je t'aime, on finit toujours pas écrire des choses interminables sans s'en rendre compte. On à cette sensation de n'être plus seule et de respirer à nouveau. C'est invraisemblable, époustouflant, inexplicable ! Magique, c'est ça, tu es magique ! Lorsque tu franchis la porte, le seuil à lui seul brille, oui, il brille, il s'éclaire. Quand tu te déplaces dans la pièce, il y a comme un halo de lumière. Mais pourquoi ? Seuls les anges devraient avoir le droit à un tel pouvoir. Lorsque tu bouges tes mains, des millions de fines particules d'étoiles s'en échappe pour laisser quelques instants la noirceur de la pièce devenir ton domaine. Chaque pas que tu fais est retracé sur le sol de manière indescriptible, comme si tes pas étaient là pour me guider et me tracer un chemin si je me perdais. Ton regard n'est plus un regard humain, c'est un regard venu du ciel, deux portes ouvertes sur le temps qui ne laisseraient transparaître que les roses de l'avenir et qui voilerait les épines pour m'épargner, si je rêve, la chute du réveil. Dans ton monde, il n'y a que des fleurs, oui des fleurs. Et quelques arcs en ciel dont tu as choisit bien précieusement les couleurs pour irradier mon âme. A présent, je suis sur un banc et je vois mon poignet retracer des traits sur une feuille de papier. Soudain, un visage apparaît ; de magnifiques cheveux châtains clairs, et un regard dont la couleur change en fonction du temps. Mais qu'est-ce que tu dessines là ? Je dessine la magie dis-je. Je dessine l'espoir qui naît dans mes yeux. Je dessine la veilleuse qui est près de moi chaque jour. Je dessine le visage de la magie, car c'est finalement ça, tu es la magie. De quelques claquements de doigts, tu rallumes les étoiles, réinvente un univers, un monde à ton image. Dans tes mots, l'inimaginable est imaginable, l'irréel est réel, l'impossible est possible et l'incompréhensible est l'évidence même. Un simple sourire de toi suffit à combler les mots de centaines de dictionnaire, et apporte plus de lumière que mille stations électriques. Il n'y a pas besoin de marcher puisque nous pouvons voler, il n'y a pas non plus besoin de rêver puisque le rêve est devenu réalité. Et il n'y a plus besoin d'espérer car tu es l'espoir. Si tu t'éloignes, moi je déraille...
# Posté le samedi 24 mai 2008 10:21
Modifié le samedi 04 juillet 2009 09:04